Choregraphe et danseur de (grand) talent
Akram Khan
Akram Khan
- C’est ma mère qui m’a fait faire mes premiers pas dans l’univers de la danse. J’avais trois ans à peine lorsqu’elle m’enseigna les rudiments des danses traditionnelles bengalies. Bien plus tard pourtant, elle a paniqué quand j’ai voulu devenir danseur professionnel.
- Je ne possède pas un don naturel pour la danse. A sept ans, je suivais des cours de kathak, la danse indienne classique. Plus tard, j’ai obtenu un diplôme en ‘Danse contemporaine’ à l’université, mais mon véritable talent, c’est d’être très discipliné et de ne jamais renoncer. Je n’aime pas que l’on me dise que je n’y arriverai pas. Cela m’incite à prouver le contraire.
- Avec le temps, de la discipline et un travail acharné, il est possible de surpasser le talent. Il y a dix ans, j’ai rencontré mon partner in crime et mon producteur Farooq Chaudhry, avec lequel j’ai créé notre propre compagnie de danse : l’Akram Khan Company ».
- Londres m’a offert toutes sortes d’opportunités. Pensez-vous qu’il y a beaucoup de villes ou de pays dans le monde où un citoyen d’origine étrangère a la possibilité de devenir un chorégraphe de renom ? Je crois que la Grande-Bretagne est un cas unique en la matière.
- L’époque à laquelle nous vivons est très intéressante pour un artiste tel que moi. Il y a conflit entre deux notions du temps : celui du temps de l’horloge occidental, du time is money, tandis qu’en Orient, le temps ne se déroule pas de façon linéaire, il forme une spirale. Le temps y est plus question de philosophie, de religion, de culture, de nature. C’est tout cela que je tiens avant tout à raconter par le biais de la danse.

