Pilote d'essai de Formule 1
Jérôme D'Ambrosio


Une voiture de Formule 1, c'est hors de prix. Il y a de quoi mettre la pression et décupler les attentes.”

 

“En vacances à Tenerife , j’ai fait du karting pour la toute première fois. J’avais huit ans et j’ai tout de suite été fou de kart. A quinze ans à peine, je pilotais sur circuit professionnel et en 2002, je remportais le titre de champion du monde.

Mais à dix-huit ans, tout a changé quand Renault m’a proposé de courir le GP2 sous contrat. A partir de là, j’ai quitté le cocon familial pour un tout autre univers. Ma passion pour le sport automobile a coïncidé avec mon initiation au monde des adultes. Le sport automobile, c’est du big business et j’ai dû m’y adapter. Maintenant que je suis pilote d’essai de Formule 1, je réalise que le sport automobile n’existe que grâce au public et à bien d’autres personnes.

Gravity Sport Management s’occupe de mes intérêts, mais aussi de mes programmes d’entraînement et de sport. Je m’investis à fond pour les entraînements, les parcours d’essai, les relations publiques et la concentration. Je suis loin d’être indépendant sur le plan purement financier, puisque je ne peux exercer ma spécialité que grâce aux sponsors, aux commanditaires et aux constructeurs. Une voiture de Formule 1, c’est hors de prix. Evidemment, cela fait peser encore plus la pression sur un sportif, dont on attend aussi beaucoup. Vous savez, je crois qu’un pilote de Formule 1, c’est un peu comme un grand patron. Le talent forme la base dans les deux cas, mais sans travail acharné et sans discipline, pas de réussite possible. Les sportifs de haut niveau et les grands patrons doivent s’accommoder d’une certaine dose de stress, on leur met la pression et le public en attend beaucoup. J’avoue que l’adrénaline compense souvent les inconvénients de mon métier. Après tout, c’est bien pour ce rush, pour cette excitation ressentie quand on file à 360 km/h sur le circuit que l’on fait tout cela.”

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