Luc Van den Bossche, le président d'Optima

A cette époque de winners et de losers, personne n'a le culot d'accueillir la défaite la tête haute.
  • Je m’insurge contre les petites phrases, et elles sont nombreuses: “pas besoin de gouvernement, puisque tout marche encore, aucune tour n’est encore tombée, aucune pension de retraite n’arrive en retard, jusqu’aux trains qui n’arrivent pas à l’heure, comme d’habitude”. La honte, notre pays fait la risée de tous.
  • L’électeur a battu les cartes. Pourtant, elles sont tellement bien battues qu’il convient de chercher petite misère sur table, sans véritable vainqueur et sans perdant aux yeux tristes.
  • Les hommes politiques sont allés aux urnes avec un chariot plein à ras bord de vaines promesses. Ils ont gagné des voix sur de nombreux terrains, mais surtout sur autre chose que sur les programmes bien corrects auxquels ils croyaient, eux et leurs membres. Quoi qu’ils manigancent, soit ils fâchent leur arrière-ban avec la bonne carte en poche, soit la masse des électeurs indécis est courroucée.
  • A cette époque de winners et de losers, personne n’a le culot d’accueillir la défaite la tête haute. Même si l’histoire devait leur tresser une couronne de lauriers bien des années plus tard.
  • Un conseil: fuyez le dilemme qui n’accepte aucune concession, mais qui exige une solution, signez un accord même imparfait, et dirigez-vous tranquillement vers la défaite, tout en sachant que les perdants d’aujourd’hui seront les vainqueurs de demain.

AddThis