Nous vivons dans un véritable Eldorado en Belgique. Chez nous, les soins de santé sont tout à la fois très abordables, très modernes et de très grande qualité. Les 24,5 milliards d’euros de dépenses de santé publique en 2010 représentent exactement le double du budget d’il y a dix ans. Des experts de renom élaborent un plan d’avenir pour le secteur de la santé belge.
![]() |
Lieven Annemans Économiste de la santé |
Marc Moens: "Les médecins doivent se demander à chaque fois s’ils utilisent la meilleure technique, et la plus efficace. Je suis partisan d’un système récompensant les médecins qui font des efforts dans ce sens. Une autre piste à suivre: stimuler une collaboration plus étroite entre les médecins et les organismes. Aux Pays-Bas, il n’existe que trois appareils de chirurgie assistée par ordinateur, alors qu’on en compte 18 en Belgique. Nous possédons la plus forte concentration de robots au monde. Or quand on sait qu’un tel appareil coûte deux millions d’euros… On est en droit de s’attendre à ce qu’ils soient utilisés de la manière la plus efficace qui soit. "
Hugo Vanermen: "Les patients aussi devront s’adapter. Il ne peut plus être question de shopping entre les différents hôpitaux et médecins, même si le système actuel entraîne ce type de comportement. Un patient du 21ème siècle compte sur une opération sans cicatrice, sans douleur, il veut reprendre le travail au plus vite – dès le lendemain si possible – et tout cela gratuitement de préférence."
![]() |
Marc Moens Président de l’ABSyM/BVAS |
![]() |
Hugo Vanermen Cardiologue - OLVZ Alost |
Lieven Annemans: "Malgré tout, il nous faut un système de santé de haut niveau pour l’ensemble de la population, et ce également dans une perspective économique. Le secteur de la santé, ce n’est pas seulement un coût. C’est aussi un secteur très productif et qui génère de la santé publique. Plus de gens en bonne santé, cela signifie plus de citoyens au travail et productifs, et donc plus de croissance économique. A nous d’investir aujourd’hui dans des secteurs susceptibles d’armer notre économie sur le long terme. Et le secteur de la santé en est un."
|
Lieven Annemans: "Un système à deux vitesses, avec des assurés plus ou moins couverts, c’est une attaque à la cohésion sociale. Les études le démontrent: moins de cohésion sociale, cela signifie une baisse de la santé moyenne."
Hugo Vanermen: "Au lieu de nous diriger vers un système à deux vitesses pour le patient, nous devons viser le juste milieu entre un système totalement régulé et un excès de l’offre, chaotique et coûteux.""



